NATURES

FIGURES

EXHIBITIONS

2018 :

– October 20-November 17 : Solo exhibition « Theo Tobiasse / Herrel » at gallery Michel Estades in Toulon (France)

– April 21-May 8 : « Antibes Art Fair » (France) with Michel Estades gallery  (France)

– January 27-February 4 : « Bordeaux Art Fair » (France) with Michel Estades gallery (France)

 

Permanent exhibition in Michel Estades galleries :

17 place des Vosges, 75004 Paris (France)

61 quai Saint Vincent, 69001 Lyon (France)

22 rue Henri Seillon, 83000 Toulon (France)

 

2017 :

– December 7-10 : Art Fair « Art Montpellier »

– August 30-September 13 : Exhibition in gallery « Les Amis des Arts » in Aix en Provence (France)

– July 20-24 : Exhibition « Art Castel » in château de Castellaras (France)

– July 4-August 20 : Solo Exhibition in Château Vignelaure in Rians (France)

– June 10-25 : Exhibition with painter Aline Jansen « Espace Habités » Chapelle des Capucins in Aigues-Mortes (France)

– May 11-June 8 : Sculpture Exhibition in Chateau de Solliès-Pont (France)

– April 21-May 17 : Exhibition « Illusions » in La Nef in Montpellier (France)

– March 10-13 : « SIAC » Parc Chanot in Marseille (France)

– February 14- March 3 : Exhibition with painter Henri Ferrier  « Galerie Agora » in Eyguières (France)

 

2016 and before :

– Solo Exhibition « De Marbre » in Baux de Provence (France)

– « Printemps des Arts » in Cotignac (France)

– « SIAC » Parc Chanot in Marseille (France)

– « Anatomie du Geste » Maison des Métiers d’Art in Pezenas (France)

– « Montreux Art Gallery » in Montreux (Switzerland)

– Galerie Hervé Lancelin in Luxembourg (Luxembourg Art Prize)

– Dock Sud gallery in Sète (France)

– Galerie Europ’Art in Aigues-Mortes (France)

BIOGRAPHY

« Si tu refuses de mettre au monde ce qui est en toi, ce que tu ne mets pas au monde te détruira ». Jim Harrison

D’aussi loin qu’il se souvienne, la sculpture a toujours été l’unique obsession d’Herrel, des craies d’école de son enfance dont il fit ses premières œuvres aux premières pierres glanées ici ou là.

Parce que la vie s’échine bien souvent à vous éloigner des rêves de votre jeunesse, Herrel s’écarte de son chemin et devient plus tard directeur artistique d’un grand groupe de médias. La relative vacuité de son travail de création au sein d’une industrie qui vénère l’éphémère l’amènera pourtant à décider d’infléchir le cours de sa vie et revenir à la source de sa vocation. Il est temps pour lui d’arrêter de nier ce qui s’impose à lui comme une évidence. Il est et sera sculpteur.

Il s’attaque directement au marbre. Le graal du sculpteur. Le marbre comme une mise en abyme du monde dans lequel il vit. Comme une réponse à l’accélération technologique de notre époque et la futilité des modes et tendances qui s’y succèdent. L’éternité face au culte de l’éphémère. Aux Hommes qui semblent avoir oublié la brièveté de leur présence sur la terre depuis sa création, il oppose un témoignage durable de ce que fut notre temps.

Il choisit à contre courant de travailler le marbre « sans filet », en taille directe pour s’interdire tout droit à l’erreur. Une chose caractérise sa démarche : le sens de l’Éthique. Être un artiste est pour lui une nécessité et non une posture. Créer est pour lui une manière d’être au Monde. Un regard sur le monde qui lui est propre, à la fois bienveillant et inquiet. Un témoignage sur les contradictions de notre époque, son productivisme forcené et sa soif de croissance effrénée, la perte de conscience de l’autre. Son travail se veut le témoignage de ce qui peut-être aura causé la perte de notre humanité, que regarderont nos successeurs, s’il en est encore, dans quelques milliers d’années.

Le regard que porte Herrel sur notre monde actuel, ses dérives, ses paradoxes, est sans concession sur le fond, beau et extrêmement pur sur la forme. Parce que ce monde manque aussi de beauté, l’artiste ne se contente pas d’observer fiévreusement ces dérives mais en fait un appel à sauver ce qui peut encore l’être, nous rappelle la beauté de ce monde et la nécessité de la préserver. Il pose par ailleurs clairement la question du rapport entre l’Homme et la Nature. Les œuvres d’Herrel trouvent racine dans ce lien immémorial qui a toujours uni l’homme à son environnement et rappellent justement l’Homme à ses racines. Humblement. Mais aussi parfois violemment lorsque les éléments s’emportent brutalement. Ces racines, ce lien charnel qui nous relie à la Terre sont d’ailleurs physiquement présentes dans nombre de ses œuvres.

Si le constat est sans concession, il se veut teinté d’une note d’optimisme, comme un appel à faire évoluer positivement les consciences. Renouer avec une certaine idée de l’unité entre l’Homme et la Nature, certes, mais aussi entre les hommes. Puissance de l’œuvre, force du message et beauté des formes. Le marbre toujours. Douceur du toucher et pureté du trait. Intemporalité des vérités figées dans le temps.

—————————————————————————————————————————–

If you refuse to set free your inner self, what you don’t give birth to will destroy you”.   Jim Harrison

As far back as he can remember, Herrel’s unique obsession has always been sculpting, from his first works with children’s school chalk to the first stones chosen at random.

But more often than not, childhood dreams get lost away along life’s battles, so Herrel drifts from his path and eventually becomes the artistic director of a large media company. But the transient nature of the job makes him feel the emptiness of his creative work and take the big decision to start a new life, devoted to what he knows he is destined for. The time has come for him to stop denying the self-evident truth: he is and will be a sculptor.

He gets started straight on marble. The sculptor’s grail. Marble is his own mise en abyme of the world in which he lives, his personal response to the technological acceleration of our time and the triviality of non-stop trends and fashions. It is eternity towering over the worship of the transitory. He sets a lasting testimony of our current world against that range of humans, who obviously forget how short their presence on Earth has been since its creation.

Against the flow, he decides to work on marble without any safety net, his direct carving allowing no mistakes. The main feature of his approach lies in his moral code: being an artist is a necessity, not a position. Creation is his own way of belonging to the World, his own view of the world, both benevolent and worried. He achieves a record of our time’s contradictions, its obsessive productivism and thirst for feverish growth, while losing all consciousness of others. He considers his work as a testimony of what will maybe bring about the loss of humanity, watched by our successors, in case any are left, in a few thousand years.

The world seen through Herrel’s eyes, with its excesses and paradoxes, displays an uncompromising content and a beautiful, extremely pure form. It is because this world also lacks beauty that the artist goes far beyond the mere observation of those excesses, he calls for the salvation of what still remains to be saved, reminding us of the beauty of this world and the necessity to protect it. He also clearly questions the relationship between Man and Nature. Herrel’s works of art are deeply rooted in the age-long connection between man and his environment, and bring Men back to their roots in a relevant way, with humility. Sometimes also with violence, when the elements suddenly get rough. Therefore it is not surprising to find the physical presence of these roots, this carnal link between us and the Earth, among many of his works.

His analysis is uncompromising but not devoid of optimism, like an invitation to help people’s consciences evolve in a positive way. It re-establishes a new approach of unity, between Man and Nature but also between men. A powerful piece of work, marble is forever a strong message, beauty at its best. It is soft to touch, pure in the line. Timeless truths are set in stone forever.

Olivier Chantraine, Ecrivain / Writer

 

portrait-bio3